Cette matinée-là aurait pu être comme toutes les autres, une succession de péripéties sans queues ni têtes comme on peut en vivre chaque semaine. Mais ce ne fut pas le cas.
Récit de ce qu’est pour ces derniers mois, l’exemple ultime d’une journée indubitablement marquante.
Happy-ending
Cette matinée et, plus particulièrement cette journée, je m’en souviens comme si c’était hier. Pour cause, c’était il n’y a pas très longtemps. Cependant, l’heure exacte ne me revient plus.

Ceci est le premier brouillon rédigé aux alentours du 10 janvier, bien avant mon retour non-désiré.
Il était environ huit heures du matin, le ciel était gris et les rats du ciel ou pigeons (appelez ça comme vous voulez) étaient de la partie malgré une température extérieure frôlant le néant. Le jour venait à peine de se lever et le soleil tentait péniblement de percer l’épaisse couche de nuages qui recouvrait la ville et les environs.
Tout semblait si triste et si méconnaissable. Les bâtiments avoisinants, les couloirs où les gens circulaient dans tous les sens, la vie. Tout était gris et les visages pâles du personnel n’y arrangeaient rien. Et pourtant, ce jour-là et malgré toute la tristesse qui m’entourait, j’étais heureux. Heureux de revoir ces têtes dont j’avais peine à me souvenir et ces lieux que je n’arriverais même plus à imaginer.
Ce jour-là, c’était mardi dernier. Je revenais à la vie française après plus de quatre mois exilé dans le Pacifique à Hawaii, jonglant entre des moments terrifiant de beauté et d’intérêt, et des périodes de doute provoquées inévitablement par des conditions de vie éprouvantes.
Je n’ai qu’une hate, y retourner. Mais cette fois-ci dans l’optique d’y séjourner plusieurs années avec l’expérience du terrain acquise.
Bienvenue sur mon nouveau carnet.



