Un mois déjà.. Un mois et quelques jours que j’ai quitté la France pour venir ici et je dois dire que cela passe plus vite que je ne le pensais. J’en suis toujours au stade où je compare sans cesse tout et n’importe quoi à la vie que j’ai mis entre parenthèses pour quelques mois et je pense que cela n’est pas prêt de s’arrêter ! D’ailleurs aujourd’hui, j’aimerais aborder un sujet qui risque de bien continuer à faire la une des journaux français : l’insécurité.
Voici donc une petite analyse après un peu plus de cinq semaines aux Etats-Unis sur ce qu’est l’insécurité ici, à quel niveau, le tout argumentéepar mes soins en essayant de faire une petite comparaison avec la France.
Les récentes échaffourrées survenues à Villiers-le-Bel il y a quelques jours suite à un accident de la route entre deux jeunes et une voiture de police rappellent fortement les émeutes de 2005 et ont relancé le débat sur l’insécurité en France, tout du moins pour moi. Ce sentiment d’anxiété que peuvent avoir les gens dans la vie quotidienne et plus précisément si on s’en tient au Wikipédia, dans les zones en état de dysfonctionnement socioéconomique ( 40% de chomage en banlieue ) est de plus en plus fréquent et a fait parti intégrante de la campagne électorale française en mai 2007. Le problème devient grave, il devient dangereux de prendre un bus en banlieue après 22h ou de prendre le RER le soir sous peine de se faire poignarder comme cette fille il y a une dizaine de jours à Creil, à deux pas d’où j’ai grandi.
Ce n’est plus possible de vivre dans cette peur constante et grandissante depuis 2005. D’ailleurs, revenons-en aux émeutes de 2005. Face aux violences urbaines dans le Val-d’Oise, le premier réflexe est de comparer les évènements de ces derniers jours aux trois semaines d’émeutes que la France a connues en octobre et novembre 2005. Mais elles sont loin d’être identiques. Les acteurs sont effectivement les mêmes qu’il y a deux ans : policiers, jeunes, banlieues mais le contexte est différent. Là où les émeutes de 2005 étaient un mouvement national parti de Seine-Saint-Denis, les récentes émeutes ne sont que la suite malheureuse en bien pire. Le combat reste le même pour les jeunes de banlieue. Ils attendent le moindre incident politique ou autre pour déclencher un brouhaha qui s’etend, qui s’étend à chaque nouvelle altercation.
L’apocalypse était prévisible et largement annoncée après la publication d’un rapport du ministère de l’éducation nationale en 2006 sur les zones difficiles où l’on peut contaster l’énorme croissance de violences à l’école envers les personnes qu’ils appellent les “Français” et le nombre d’arabo-musulmans tentant de se démarquer à tout pris des Français ( style vestimentaire etc.. ) voire même refuser d’étudier l’histoire française ou avoir cours avec un professeur français. La musique Rap n’aide pas beaucoup et contribue également à cette radicalisation de la violence. Des artistes comme Sniper ou Ministère Amer prônent des paroles discriminatoires envers les Français et injurieuses envers le gouverment comme “La France est une garce, n’oublies pas de la baiser jusqu’au bout et à l’épuiser comme une salope” ou encore “Moi je pisse sur Napoléon et le Général de Gaulle” et une dernière “[…] j’ai envie de dégainer sur ces faces de craie qui m’empêchent de m’exprimer“. Le message est clair, il ne s’agit plus de messages, d’émeutes morales, sociales ou économiques, c’est une excuse totalement fausse. Il n’y aucun lien entre les inégalités, la pauvreté ou la précarité et ces actes de saccage, cette volonté de tuer. Non, maintenant on parle d’émeutes ethniques dirigées contre la France.

Villiers-le-Bel n’est donc pas un tournant ou un 2005-like, mais un révélateur d’une tendance plus ancienne. Il y a deux ans, c’était nouveau et amusant pour les jeunes. Partis de pas grand chose, ils ont réussi à mettre un chaos total paralysant la France pendant plus de trois semaines. Pour une fois, tout le monde les écoutait, car ils ont géré la France entière pendant tout ce temps. Ils passaient à la télévision et exprimaient leur message haineux envers les forces de l’ordre en boucle aux journaux de 20h mais les derniers évènements portent à croire qu’il s’agit maintenant d’une logique beaucoup plus destructrice que la précédente. Il n’y qu’à voir les moyens qu’ils ont en leur possession, c’est un véritable arsenal militaire. Les cités possèdent des fusils à plomb destinés à la chasse aux sangliers sans parler des talkie-walkies branchés sur les fréquences de la police pour anticiper leur mouvement et leur réaction. La volonté est toujours la même, détruire tout ce qui touche à la police et aux locaux publics. Mais une évolution majeure a fait son entrée : ils s’attaquent de plus en plus à des cibles humaines.
Les journalistes ne sortent plus sans garde du corps parce qu’ils sont catalogués comme des voyous relayant et appuyant la version officielle de l’enquête ou encore les pompiers se prennent des parpaings, des boules de pétanque lancées du haut des immeubles ou encore des pavés, à la soixante-huitard. Les policiers sont maintenant des gibiers, des cibles et l’objectif premier des jeunes est de blesser le plus possible les représentants de l’Etat avec pour certains la réelle intention d’en tuer quelques uns.
Il faut stopper cette escalade de la violence car la France est en train de se faire contrôler par les émeutiers. Un jour ces combattants de la négation de la société française sortiront de leurs cités et inspireront la peur, la terreur. Ils sont entrain de prendre conscience de leur énorme capacité de nuisance. l’Etat a perdu non seulement le monopole mais aussi le droit d’utiliser la violence pour se faire respecter, ils ne font que subir.
Que faire alors ? Le plus grave est que tous les hommes politiques ne savent comment réagir devant ce fléau grandissant. Pendant que la gauche demande un retour de la police de proximité, le gouvernement a choisi de ne pas remettre en question l’organisation de la police sur le terrain et c’est bien dommage. Combien de temps nous reste-t-il avant que cela dégènere en guerre civile ou en affrontement directe ? La gangrène s’est installée dans nos banlieues. Le retour à l’ordre républicain ne sera pas facile. Le gouvernement a confié à la secrétaire d’Etat chargée de la politique de la ville, Fadela Amara, la mission de porter un nouveau plan “banlieues” mais qui n’attire pas les faveurs des responsables associatifs et des élus pour le moment. L’avenir n’existe plus dans ces lieux où seule la force domine. Demain, dans un mois ou dans un an, les policiers finiront par répliquer et utiliseront leurs armes et là, la situation va s’aggraver.
Il serait temps de prendre exemple sur d’autres pays à ce niveau-là comme la Russie ou les Etats-Unis. Ici, on ne vous laisse pas le choix et les brigades anti-émeutes n’attendent pas que les esprits chauffent pour charger, ils le font dès le début. Certes dans sa globalité, l’Amérique reste un pays violent et c’est peut-être la raison de cette attitude employée pour n’importe quel crime ou fait, mais il faut l’avouer, les résultats sont là. La récidive est très basse parce que l’intimidation fonctionne à merveille. Que ce soit pour avoir fumé de la marijuana dans un parc ou pour avoir tué quelqu’un de sang froid, la sanction est la même ici, c’est la prison pour plusieurs jours ou pour une dizaine d’années. Comme l’a dit un officier de police lors d’un débat télévisé, dans la plupart des pays d’Europe sans même parler des Etats-Unis, les policiers mis dans une situation similaire à celle de Villiers-le-Bel auraient le droit et auraient fait usage de leurs armes. Le but des émeutiers est sans doute précisément d’en arriver là, pour pouvoir déclencher une véritable “guerre” avec les forces de l’ordre et asseoir leur autorité sur les “quartiers”.
Tout ça fait que maintenant je crains mon retour en France et je comprends totalement le choix de centaines de personnes souhaitant s’expatrier à l’étranger. Bien sûr, certains me diront que l’insécurité ne touche en partie que Paris et ses alentours et que les provinciaux ne sont pas du tout concernés mais pour combien de temps encore ? Quand on voit la capacité qu’ont les cités pour paralyser une bonne partie de la population en brûlant simplement des voitures, on se demande comment cela va se passer avec une meilleure communication et gestion du conflit entre les cités de la France entière. L’évolution entre les premières émeutes de 2005 et de 2007 est fulgurante, tant en terme de volonté qu’en terme de violence. Si le gouvernement ne cesse de parler et n’agit pas dans les mois à venir, les prochains affrontements risquent de faire couler beaucoup de sang.
Le contraste entre l’insécurité en France et celle à Hawaii est saisissant, et n’allez pas me dire qu’ici c’est la jungle avec des cabanons en guise de maison où l’on sirote des cocktails dans des hamacs. Honolulu et ses disctricts rassemblent près de 800 000 habitants dans une ville aussi américaine que peut l’être Los Angeles. Vous traversez la rue en dehors d’un passage piéton ? Amende d’une centaine de dollars sur le champ. Vous buvez dans un lieu public ? Une nuit au poste. Toutes ces petites choses font qu’aux Etats-Unis, le respect des lois par la population est très nettement supérieure à celui en France. Récemment une loi est passée qui oblige tous les automobilistes à s’arrêter lorsque quelqu’un veut traverser la route sur un passage piéton. Et bien ici, on n’attend pas que vous mettiez un pied sur les bordures pour s’arrêter, ça se fait automatiquement et naturellement.

Il y a de belles leçons à tirer sur ce point des Etats-Unis même si ils sont loin d’être parfaits dans tous les domaines. Les sanctions sont tellement hautes à en vous en donner froid dans le dos que la moindre petite infraction vous parait incensée à faire. Tous ces élements rendent la vie paisible, sans crainte, et dans un respect d’autrui remarquable. Prendre le dernier bus à une heure du matin en passant par Chinatown n’est pas un problème à Honolulu, même si vous êtes un “Haole” ( étranger en Hawaiien ), pour dire. Au final, les petits caïds d’Hawaii voulant imiter les gros gangs de Californie s’avèrent être les plus gentils et attentionnés à l’inverse des vieux papies grincheux ne trouvant pas de place assise dans le bus qui eux, sont des véritables chieurs. Mais je vous l’accorde, à force de voir la vie en rose ( en comparaison avec la France à ce niveau ) on finit par oublier que oui, il y a quand même des crimes chaque mois et des trafiquants de drogues dans les rues du Downtown. Mais cela reste très limité et localisé dans des secteurs bien particuliers.
En clair et pour conclure ce billet assez inédit pour un blogue de ce gabarit, j’appréhende de plus en plus mon retour en France pour plusieurs points. Je n’ai même plus envie d’y revenir et encore moins d’y vivre si ce n’est pour revoir mes proches et ma famille et clairement pour manger de la vraie nourriture à nouveau. Je ne vis pas les problèmes en France mais je les observe et - en fonction du lieu où vous vous vivez maintenant - cela vous donne un avis totalement différent sur le sujet. Toutes ces histoires ne donnent pas envie de rentrer lorsqu’on habite près de la région parisienne. Déjà que je ne voulais pas revivre les mêmes choses qu’avant comme ce sentiment d’insécurité dans certaines situations et que je vois qu’une nouvelle étape a été franchie, ça fait peur.
Qu’on se le dise ou non, ce sentiment est de plus en plus ancré dans l’esprit des gens. Ce qui m’avait choqué c’était de voir que le journal “Honolulu Advertiser“, le truc assez spécialisé dans les affaires locales, parler trois jours de suite des problèmes en France en deuxième page ! Il est vraiment temps de réagir mais peut-on encore appliquer des ordres après tant d’incidents et l’accentuation d’un phénomène d’îlot jusqu’à une certaine autarcie des banlieues ? La discussion est ouverte et j’espère que d’ici quelques temps le gouvernement nous offrira de réelles solutions.
À bientôt.
Sources: Le Monde, RCJ, C dans l’air.







hiitekk
7 décembre 2007 à 14:01
Ce n’est comparable en aucun point France, Etats-Unis dans le sens ou il y’a une mentalité totalement différente tu croise un américain de 15 ans tu lui en donne 25, un français de 25 ans tu lui en donne a peine 15. De plus en ce qui concernent les “jeunes délinquants” français et américain, les américains on le respect de la personne avant tout un caïds américain qui se fait coincé en train de faire un délits assume ce délit et ne déclanche en aucun cas une “guerre de banlieue” comme c’est le cas en france, je pense que la façon de penser entre les “caïds US” et les force de l’odre américain est comme un jeu, tu fraude donc tu joues avec les lois, tu gagne ou tu perds c’est a double tranchants. Ceci dit les sanction sont beaucoup plus forte pour mineur et majeur hors ce n’est pas le cas en france c’est plutôt anarchique sur ce point là. Et dernière chose les français sont trop aider sur le plan social, économique et tout ce qu’on veut en amérique vas chez le médecin quand t’es malade voir si c’est rembourser… Les américains vivent “a la dur” c’est soit tu pèse dans ta grande villa ect, sois tu fait partis du ghetto ou là la vie est hardcore mais les gens sont solidaire entre quartier ce qui fait leurs grande différence un latinos des favelas fait un bracage le butin pour la plupart du temps servira pour les parents/frères/soeurs et tous qu’ont veut, là bas il y’a encore une valleur pour la famille contrairement a chez nous ou on va braquer pour s’acheter une paire de requin a 150€. En gros voilà pourquoi ce sujet n’est absolument pas comparable. Vive l’amérique ? A vous de juger ^^
En tout cas je ne pourrais crier un vive la france.
Vince[nt]
10 décembre 2007 à 03:36
C’est bien malheureux de laisser une image pareille de la France à l’étranger. J’ai bien aimé ton article quoi qu’un peu exagéré je dirais, m’enfin si c’est vraiment ton sentiment je respecte.
Toujours est-il que oui, il y a un problème dans les banlieues, oui ça s’aggrave d’années en années et mon sentiment est que ce problème ne sera jamais réglé.
Cependant il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une minorité qui tente de faire peur à la majorité. Ton article prouve qu’ils ont réussi te concernant. Il ne faut pas se laisser intimider. Pour le moment ce problème ne touche pas la province et je ne pense pas que ce soit le cas un jour. Les forces de l’ordre on toujours réussi à rétablir le calme et le jour ou ce ne sera plus suffisant j’espère que les gens seront dehors pour montrer que ce ne sont pas des voyous qui font la loi.
Salutations de Compiègne (sous la pluie).
camille
10 décembre 2007 à 10:25
à lala , la france moi jcque je sais c’est que ça fait pas mal de tps que j’ai pas cours avec ces blocage!!! ah les français. g été voir t tof sur flirk ou sc pa koi , que de fille tu t’embete pas chita!!! et aussi jveux ton portefeuille il est trop beau!! a plus tard bisous
Glam
11 décembre 2007 à 05:43
Pour avoir vécu un peu à l’étranger, je comprends ton sentiment. Je n’avais pas du tout envie de rentrer non plus (en raison de l’insécurité mais pas seulement; économie, mœurs, travail, fiscalité, etc).
Aujourd’hui, et bien j’ai n’ai toujours qu’une envie: repartir !
Bon courage à toi.
Templar
12 décembre 2007 à 02:10
Je suis tombé sur ton blog par hasard et j’ai beaucoup apprécié que tu nous fasses partager tes expériences hawaïennes.
Mais, je ne suis pas bien sur que tu réalises la chance que tu as de pouvoir vivre cette aventure.
Ce billet en est certainement l’illustration : alors que tu es bien loin de la France - ton pays - et de la région parisienne, les pieds dans l’eau et après la lecture de quelques articles de presse, tu nous renvois une image très simplistes et radicale des problèmes de violences et des “banlieues”.
C’est trop facile.
J’ai l’impression que dans notre monde hyper-médiatisé, chacun prend l’information pour “argent comptant” sans réflexion, recul ou esprit critique.
Les partis politique de tous bords, les lobbys l’on bien compris : l’opinion publique est manipulée, orientée à grand coup d’image et de phrase aguicheuses relayées par les médias. En fonction de la conjoncture, des fait divers se transforment rapidement en affaire d’état. Pour qui ? Pourquoi ?
Les choses ne sont pas si simples.
Le système américain n’est depuis bien longtemps plus synonyme de liberté (enfin si, liberté d’entreprendre…) mais de répression aveugle.
Quand aux “banlieues”, il y a des imbéciles partout, le lien que tu fais avec, je te cite, des “arabo-musulmans” est déplacé, pour ne pas dire plus…
Il s’agit de groupes de jeunes désoeuvrés, sans autorité parentale qui se laissent enivrés par la montée d’adrénaline procurée par ce que l’on peut appeler “l’effet de bande”.
De véritables séance de jeux jouissifs, de défouloir.
Et tout est prétexte à entamer une nouvelle partie.
C’est le même phénomène que l’on observe dans les rangs des supporters de foot, mais aussi des manifestations d’étudiants.
Bref, je pense que les parents ont une part de responsabilité énorme sur ces débordements, et qu’il serait bon de leurs rappeler.
Les forces de police doivent jouer leur rôle et ne pas se prêter à de grotesques jeux du chat et de la souris.
Quand à nous, nous devons prendre du recul et rester extrêmement critiques et vigilants vis à vis des médias.
La vérité est peut être ailleurs. (oui, elle n’est pas de moi celle là… ).
Pour revenir à des sujets plus léger, bonne continuation à ton blog.
Fais-nous oublier la grisaille parisienne.
Friton
12 décembre 2007 à 05:42
Chaque pays ayant sa propre politique, ce n’est pas vraiment comparable. Mais je suis entièrement d’accord avec ce billet dans sa globalité. Je vis en région-parisienne, plutôt dans un milieu aisé, où la violence, le banditisme ou encore la criminalité sont très faibles. Mais d’ici quelques années, qui sait ce qu’il adviendra ? Il n’y a rien de déplacé quand on fait le rapprochement entre la banlieue, les émeutes et les arabo-musulmans, ou les noirs. Il faut arrêter de se voiler la face. Ce sont effectivement ces imbéciles qui non seulement se mettent à agresser les forces de l’ordre, mais aussi les pompiers désormais. On disitngue clairement qu’ils sortent de leurs cités uniquement pour casser et détruire. Comment peut-on laisser faire ça ? Il faut serrer la vis, planter le clou. Il faut que cela s’arrête, car plus tard on assistera à une guerre civile. C’est ce que vous voulez ? Moi pas, j’aime trop la France.
Templar
12 décembre 2007 à 22:50
Voila que ce billet attire maintenant des commentaires aux relents fachistes…
Friton : A la base du racisme, il y a la peur, la peur de l’autre qui est “différent” de par son comportement, sa couleur, sa religion et son environnement. Par tes propos, tu illustres bien ce cheminement d’idée, ou plutôt de haine.
Yann : C’est ton blog, tu devrais réagir ou clore le sujet.
kinoute
13 décembre 2007 à 00:33
Je n’ai vraiment pas beaucoup de temps libre en ce moment pour alimenter le blog ou répondre à vos commentaires et j’en suis désolé. Cependant, je vais essayer de le faire rapidement maintenant mais j’éditerai ce commentaire plus tard pour compléter.
Templar: Je pense que tu as mal interprété mon article et surtout le terme arabo-musulman. Ca n’a rien de dégradant pour moi de parler de francais arabo-mulsumans, je les catalogue au même titre que les bretons, les chtis, les basques : des expressions pour décrire les français selon leur origines. Rien d’offensant ou de raciste donc.
Et également, je ne me suis pas basé uniquement sur les médias pour faire ce billet mais sur ma propre expérience et mon propre ressentis. Connaissant des gens qui habitent dans les banlieues et qui sont les premières victimes de cette violence, je peux te dire que des fois c’est bien plus cruel que les médias le montrent. Et ne t’inquiètes pas pour moi, je profite pleinement de mon séjour ici et cet article le montre en quelques sortes : je me plais à Hawaii à tous les niveaux !!
Friton
13 décembre 2007 à 05:49
Templar : J’ai mon opinion, tu as le tiens … Mais voilà qu’on ne peut plus écrire des mots tels que ” arabo-mulsulmans, ou noirs ” sans se faire qualifier de fachiste ? Je ne suis pas fachiste, je suis juste en train de constater ce qu’il se passe autour de moi. C’est une réalité, il y a trop de violence partout et ça ne fait que s’accroître au fil du temps. Et qu’on se le dise, les auteurs d’émeutes en banlieue sont bien souvent, voire uniquement des personnes originaires du mahgreb. Oui j’ai un sentiment de peur, car les coups de poignard, ce sera peut-être moi qui les recevra. Ou les cocktails molotov dans les autobus. Ou je me ferai peut-être séquestrer ? Voler mon véhicule ? Violer ? Tu ne tiendras peut-être pas le même discours quand ça t’arrivera, moi je préfère prendre les devants. Oui ils vivent dans des quartiers défavorisés, oui les jeunes sont désoeuvrés … mais il y en a beaucoup qui s’en sortent très bien sans forcément taper sur les policiers, les pompiers, brûler les véhicules de ses voisins, ou je ne sais quoi encore. Je tiens tout de même à dire que je ne fais pas une généralité. Et pour faire dans l’actualité, es-tu d’accord que la France puisse recevoir une personne telle que Mouammar Kadhafi ? Quand on connait ses antécédants, il faut quand même pas exagérer, on baisse trop notre culotte, la France se prostitue, et ça c’est moche.
hiitekk
13 décembre 2007 à 14:06
Tu as dis un truc intérresant Vincent “Toujours est-il que oui, il y a un problème dans les banlieues, oui ça s’aggrave d’années en années et mon sentiment est que ce problème ne sera jamais réglé.” a ça j’aimerai te répondre que ça devrais s’arranger si les personnes plus agés explique aux plus jeunes où est l’énnemie… Je parle d’énnemie oui je vis en régions parisienne Cergy plus exactement où il y’a des violences comme partout le problèmes de nos jeunes des cités ou pas est qu’ils sont “parano” pour eux l’ennemis est partout, un policier est un ennemis pour eux qu’ils sont bon ou pas, le sentiments de généralité est énorme, un jeune subit une fois une violence policière c’est touts ceux qui portent l’uniforme qui deviennent des énnemis, un huissier de justice qui passe la maison pour te retirer le peux que tu possède c’est touts les costards qui deviennent ennemis… Un blanc fachiste tel que les membres du FN touts les blancs deviennent énnemis ou presques ( sauf jeunes blanc issue des quartiers ).
Et friton tu tiens des propos totalement fausse sur les origines des violences c’est fini les années 80 où la mode des violence étaient étheniques, fini les années 90 ou c’étaient les violence des classe sociales, les violences d’aujourd’hui sont les accumulations des années précédentes les violences d’aujourd’hui sont totalement différentes il y’a des noirs/blancs/arabo-musulman ( comme tu le précise très bien le mots musulman… ) de millieu plus aisé comme des noirs/blancs/arabo-musulman de millieu défavoriser qui créer ses violences.
J’e vous apportes donc mes opignions vu que personne en parlent une bonne révolutions s’impose au jour d’aujourd’hui ca serait le peuple contre le gouvernement et dont la manière ou ils veulent imposer leurs mode de répréssion. Pour ma part je serais le premier a prendre le fusil si il faut car y’a un sentiement de ras le bol des controle en force de certains amis “gardiens de la paix”, un ras le bol des promesse politiques qui n’en voit jamais le bout, un ras le bol que le peuples nous c’est a dire a francais qu’il soit blanc / noir / arabe ou quelqu’un couleurs qui puisse éxister qu’on se fasse prendre pour des cons. Qu’ils déscendent dans les quartiers voir le chaos qu’il y régne au lieux de squatter leurs 16èm arrondissement. Sur ceux.
Peace
Vince[nt]
13 décembre 2007 à 19:05
@ hiitekk : Je comprends ce que tu écris. Je disais que ce problème ne sera jamais réglé simplement parce que la situation en est à un point ou toute tentative est vouée à l’échec. Si les habitants des banlieues font un effort, le gouvernement s’en tape, à contrario si le gouvernement fait un geste, ça ne sera jamais suffisant. Je ne blâme pas l’un ou l’autre, il y a un problème de chaque coté. Je ne vois pas de solution miracle pour résoudre ce problème, c’est tout. Ce qui m’embête c’est que nos médias (de droite) influencent les masses en leur montrant uniquement les problèmes dans les banlieues.
@kinoute : Tu demandais ce qu’on voulait voir dans un précédent article. Et si tu pouvais nous en dire un peu plus sur tes amis japonais ? Ils viennent de quelle région ? Quel est leur but ? Leurs niveaux ? Comptes-tu garder contact avec eux une fois le séjour terminé ?
Salutations de Compiègne (dasn le froid).
Dajay
13 décembre 2007 à 20:46
Très franchement, c’étais bien mieux quand tu te limitais à nous parler de Hawai. Même si le fond ne se veut pas mauvais, la forme est particulièrement mal adapté et nous entraine juste a un troll de bas-étage où le sydrome de Godwin à été atteint au bout de quelques réponses.
Friton et Hitek, vous refletez bien par vos propos totalement manichéens le problême de la France d’aujourd’hui. Personne ne tente de comprendre l’autre, préférant les accuser respectivement de tous les mots. En fait, le salad-bowl qu’on se complaisait à nous apprendre au collège, il n’est pas à NY mais bien dans la région Parisienne.
J’ai habité 7 années en France, principalement dans Paris et sa grande région, Lyon, Pau, Grenoble et Aix-en-Provence.
J’habite et je travaille depuis quelques temps au Luxembourg, le pays festival des nationalités où Cap-verdiens, Français, Allemand, Japonais, Algériens, Anglais, Australiens, Américains et j’en pense (allez faire un tour sur Wikipedia) cohabitent dans une entente parfaite et où les écoles internationales fleurissent. Le tout avec le taux de criminalité le plus faible du monde (avec Monaco).
Les mauvaises langues me diront que c’est de l’intégration par le fric, mais que nenni. Ici, tes connaissances passent largement au dessus de tes origines, notamment au niveau de l’accès à l’emploi, c’est flagrant. Mais ça donne un climat sain et cela a crée au final un véritable melting-polt (ah les soirées ici !) où les couples multi-culturels sont très courants.
Quelles priorités ils ont mises en avant ? L’éducation.
A coté de ça, l’insécurité augmente en France quasi proportionnellement avec les restrictions de budgets sur l’éducation. Hasard ? Coincidence ?
kinoute
14 décembre 2007 à 03:54
Vous allez pas me blâmer parce que pour une fois je fais pas un sujet sur comment ici c’est magnifique, comment je me la coule douce.. C’est injuste.
hiitekk
14 décembre 2007 à 13:55
Dajay je pense que tu as rien compris a ce que j’ai écris, j’ai accusé en aucun cas des personnes ciblés j’ai lu dans mes textes aucun noms, quand je parlent de gardien de la paix je précise bien que je parle pas de la totalité et idem des politiciens pourtant des noms on pourrait en nomer a la pelle…
Pourquoi j’essayerai de comprendre ceux qui nous haïsse ?
Pourquoi eux essayerai t il de me comprendre ?
Des tonnes de textes sont lacher chaque année dans le mouvement Hip Hop, s’ils n’ont pas compris un seul de ses textes… “[…] Je peux enlèver le bandeau que t’as sur les yeux mais faut aussi que tu les ouvres […]”
De plus il n’y a pas qu’au luxembourg ou tu peux croiser différente nationnalité cohabite en parfaite entente, d’après des dirent de beaucoup de personnes ayant sejournée ou habité quelque temps au états unis il n’y a pas ce problème ou beaucoup moin flagrant…
Le problème reste le même “[…] mentalitée en manque de fertilité, recouvrir notre courronne de la stupidité […]”
Bref on a chacun notre idée sur la question ce sont nos avis personnels on va pas pourrir l’ambiance, laissons a notre amis kinoute nous décrire la suite de ses événements.
Peace
julie
24 avril 2008 à 00:55
Ton blog est super, et j’ai pris plaisir à lire tes billets… jusqu’à ce que je tombe sur celui ci. Franchement contente toi de nous raconter ton voyage (c’est super) et évite nous tes commentaires politiques qui sont vraiment limites… Ton analyse de la situation en France est vraiment simpliste. Et prendre les Etats Unis, l’un des pays les plus violent du monde pour référence est une abberation. Alors selon toi il faudrait que les policiers français prennent exemple sur les américans en tirant sur tout ce qui bouge ? Comme les américains tu voudrait mettre tout le monde en prison (7 fois plus d’hommes en prison aux USA qu’en France) et surtout des noirs bien sûr. Ah oui et puis rétablir la peine de mort, et autoriser le port des armes tant qu’on y est !
Les solutions sociales par contre tu n’y réfléchis pas une seconde… Quand à l’évocation de la Russie comme modèle non mais on rêve ??!!! Un pays où la liberté d’expression n’existe pas ? Ou on emprisonne les gens pour un rien ? Ou on tabasse de simples manifestants ? C’est ça ton modèle ????
Lis davantage avant d’exprimer des opinions comme celle ci. Ou alors si tu parle vraiment en connaissance de cause garde tes opinions pour toi, elles n’ont pas leur place içi !
Et puis franchement : si tu as envie de vivre dans un pays où on te flique jour et nuit, jusqu’à surveiller que tu traverse correctement la rue c’est bien triste…..
julie
24 avril 2008 à 01:12
Je comprends que tu ai peur mais ne laissons pas la peur réduire nos libertés. Tout phénomène a une cause. Agissons en amont contre cette cause : en détruisant les cités pour offrir des logements plus décents et davantage mixés à la population, proposons des médiateurs, plutôt que des policiers, des activités sportives ou associatives, plutôt que des séjours en prisons… Ceci couplé -bien sûr- à une répression mesurée (c’est à dire qui respecte les droits de l’homme) est pour moi la solution.
Enfin même si la réponse (des citées) est inapropriée n’oublions pas que les deux causes qui ont déclenché les émeutes ne sont pas si minimes que cela. Dans les deux cas le président (ou ministre de l’intérieur à l’époque de la première émeute) avait menti pour camoufler une bavure policière. Et ça aussi c’est inacceptable.