Bon je sais, pas besoin d’en faire toute une histoire mais il me semble nécessaire pour un paquet de monde d’approfondir ce phénomène et d’en apprendre un peu plus à propos de cet état d’esprit qui contamine une grande partie des extradés dans leurs premiers jours loin de leurs habitudes et de leur famille.
Je n’ai pas trouvé de traduction française à ce sujet sur Wikipédia donc j’en profite pour en faire une à ma manière et pourquoi pas la proposer ensuite.
Un “Culture Shock” ( ou choc culturel en français ) est un terme utilisé pour décrire l’anxiété ou les sensations ( de surprise, de désorientation, de confusion et caetera ) ressentis par des personnes ayant à s’intégrer dans une culture ou une vie sociale totalement différente de la leur, comme dans un pays étranger par exemple. Ce ressenti émane de la difficulté à assimiler la nouvelle culture causant des problèmes à juger ce qui est approprié ou non même dans des situations relativement simples. Ceci est souvent combiné avec un fort dégoût ( moral ou esthétique ) au sujet de certains aspects de la culture qu’on est amené à découvrir.
On peut décrire ce phénomène comme un inconfort physique et émotionnel naissant lorsqu’on souffre de vivre dans un autre pays ou un lieu différent voire dépaysant par rapport à notre ancienne habitation. Souvent, tout ce qu’on a pu apprendre durant des années entières sur un mode de vie propre à son pays natal n’est pas accepté dans la nouvelle culture. Par exemple, vous ne parlez pas la langue, vous ne connaissez pas du tout la ville, vous ne savez pas comment utiliser les téléphones locaux et ainsi de suite. Toutes ces petites choses anodines pour vous là où vous viviez deviennent un calvaire lors de votre arrivée, et cela reste une des principales causes de votre rentrée en état de choc culturel.
Le terme a été introduit pour la première fois en 1954 par Kalvero Oberg.
Les symptômes du “choc culturel” peuvent apparaître à différents moments selon les personnes. Même si ce phénomène est vécu comme une véritable douleur et une punition d’avoir été trop gourmand ( me concernant ) sur le choix de la destination, c’est aussi un moyen inévitable de redéfinir ou de recadrer ses objectifs professionnels et sociaux.
C’est une grande opportunité pour se pencher et acquérir de nouvelles perspectives. Le choc culturel peut vous faire développer une meilleure compréhension de soi et stimuler votre créativité personnelle. Voici la liste non-exhaustive des symptômes les plus répandus :
- La tristesse, la solitude, la mélancolie
- Préoccupation maladive de votre santé
- Douleurs, allergies et insomnies multiples
- Les changements d’humeur, la dépression, le sentiment d’être vulnérable, impuissant
- Perte d’identité, manque de confiance en soi
- Sentiment d’insécurité, d’être perdu, de nostalgie
- Problèmes de malnutrition
On peut citer aussi la comparaison sans cesse de l’ancienne culture avec la nouvelle, le développement de stéréotypes à propos de la culture apprise et le développement d’un TOC généralement ciblé sur le ménage, le nettoyage ( ça risque pas ! ).
Le choc culturel provoqué par exemple, par un long voyage à l’étranger, se décompose en plusieurs parties. Ces différentes étapes ne sont bien évidemment pas valables pour tout le monde mais dans une majeure partie des cas, le phénomène se déroule en quatre temps bien distincts.
La lune de miel
Pendant cette courte période, les différences entre l’ancienne et la nouvelle culture sont vues par la personne concernée dans une lumière romantique, comme merveilleuses et excitantes. Par exemple, en s’installant dans un nouveau pays, une personne peut aimer les nouvelles denrées alimentaires, le rythme de vie, les habitudes de la population, le style architectural des bâtiments propre au pays et caetera. La personne découvre des nouvelles choses et est dans un état d’euphorie à l’idée de voir quelque chose d’autres.
La phase de négociation
Après quelques jours, quelques semaines ou quelques mois, l’acceptation de différences mineures entre l’ancienne et la nouvelle culture n’est pas résolue. À ce stade, il peut y avoir des signes de mécontentement, de l’impatience, de la colère ou de la tristesse et le sentiment d’incompétence. Cela arrive quand une personne tente de s’adapter à une nouvelle culture qui est très différente de la culture d’origine. La transition entre les anciennes méthodes et celles du nouveau pays est un processus difficile et relativement long. Pendant la transition, il peut y avoir un fort sentiment d’insatisfaction. On peut longtemps bloquer par exemple sur la nourriture et la façon dont elle est préparée, trouver le rythme de vie trop rapide ou trop lent, trouver les habitudes du peuple gênantes ou carrément avoir envie de retourner chez soi le plus rapidement possible.
Tout va pour le mieux
Quelques jours ou semaines après le début de la deuxième étape, la personne commence à s’habituer à la nouvelle culture et développe des routines. À ce moment, un individu n’est plus à l’état de comparaison entre les deux cultures qu’il connait ni à juger si la nouvelle culture est bonne ou mauvaise. C’est maintenant vécu comme une nouvelle culture à part entière. On peut commencer à ressentir un certain équilibre psychologique, un sentiment de direction, et être plus familier avec l’environnement qui nous entoure désormais.
Prise de conscience
Au bout d’un certain temps, l’individu se rend à l’évidence et se rend compte qu’il y a dans cette nouvelle culture des bons et des mauvais côtés à prendre. Cette intégration est accompagnée d’un plus solide sentiment d’appartenance. La personne commence à se définir elle-même et tente d’établir des objectifs pour sa vie future.
On peut également ajouter une cinquième étape dans le choc culturel. Tout dépend si la personne est amenée à rentrer dans son pays natal ou pas. Cette étape s’appelle “le choc du retour”. Il se produit lorsque le retour dans le pays d’origine est fait. On peut constater que les choses ne sont plus les mêmes et qu’au final, on n’a pas forcément envie de retourner à notre ancienne vie après plusieurs semaines voire mois passés dans un style très opposé.
Ces étapes sont présents à des moments différents et chaque personne a sa propre façon de réagir dans les stades provoqués par le choc culturel. En conséquence, certaines étapes seront plus longues et plus difficiles que d’autres. De nombreux facteurs contribuent à la durée et les effets du choc culturel. Par exemple, l’état de santé mentale de la personne, le type de personnalité, les expériences précédentes, les conditions socio-économiques, la familiarité avec la langue, de la famille et / ou les systèmes d’aide sociale, et le niveau de l’éducation joue un rôle important également.
La majorité des individus et des familles qui immigrent à plusieurs en provenance d’autres pays ont la capacité d’affronter ensemble les obstacles d’un nouvel environnement. Certains moyens de combattre le stress produit par le choc culturel pour les personnes voyageant seules sont listés ici :
- Trouver une activité, un sport, un hobby sur place
- Être patient. Le fait d’immigrer est un processus d’adaptation à des situations nouvelles. Il faudra du temps
- Maintenir le contact avec vos proches. Cela vous donnera un sentiment d’appartenance et vous permettra de réduire vos sentiments de solitude
- Reconnaître la douleur de quitter votre bon vieux pays. Accepter le nouveau pays
- Participer et s’intégrer dans la vie locale. Pratiquer la langue le plus souvent possible
- Se focaliser sur les bons côtés de l’expérience et ceux que ça peut vous apporter
Vous l’avez donc remarqué à travers cet article, le choc culturel est bien plus présent qu’on ne le pense. C’est une étape tout à fait normal que n’importe quel individu devant s’expatrier pour plusieurs mois dans un pays totalement étranger est amené à rencontrer coûte que coûte. C’est un passage obligatoire qui s’en va après quelques jours, quelques semaines, ou peut-être jamais selon les individus concernés. Pour l’avoir vécu pendant le début de ce séjour ( juste quatre jours ), je peux réellement affirmer que c’est pas très agréable et terriblement déboussolant. Maintenant, je sais à quoi m’attendre pour mes prochains voyages et je réfléchirais à deux fois avant de m’engager dans une destination certes splendide, mais qui pour un jeune francais n’étant pas préparé à tant de différences, s’avère être terrifiant plutot qu’excitant.
Ma plus grosse erreur restera de ne pas m’être rendu compte du voyage que j’allais faire. Quatre mois à l’autre bout du monde sur une île paradisiaque, ça laisse rêveur. C’était mon point de vue avant de partir, et ça l’est toujours d’ailleurs. Mais j’aurais dû réaliser avant de partir le périple dans lequel je me lancais pour mieux me préparer au choc que j’allais avoir en débarquant ici. Maintenant c’est passé et je peux profiter pleinement de la superbe vie qui m’est offerte pour encore un peu plus de trois mois.
Voilà, c’était une petite leçon mais je pense vraiment que je me devais d’éclaircir ce phénomène dont on parle peu ( normal ). Retour aux choses positives dès le prochain article qui sera la suite logique de mon précédent billet, c’est-à-dire le récit de ma journée d’Halloween le 31 octobre.
À très bientôt.







Vince[nt]
13 novembre 2007 à 13:51
Je me demande si tu seras choqué de rentrer maintenant. Il pleut, il gèle, il y a plein de grèves, le carburant augmente, etc. Bonne transcription de ce problème très peu connu, j’ai appris beaucoup de choses. Tout est bien qui finit bien, vivement le prochain article.
camille
14 novembre 2007 à 11:34
des petites nouvelles d’amiens le campus est bloqué , la fac eco droit en greve et nous en bio l’A G qui va trancher sur notre sort bah c’est tout à l’heure , autant les grève ya 2 ans ct marrand mais la ya ma licence en jeu!! Ils sont aussi fouteur de merde dans ton pays comme les francais ou plus cool et discipliné?
kinoute
14 novembre 2007 à 11:56
Beaucoup plus cool, le temps aide beaucoup il faut dire. Il n’y a vraiment pas d’assocs pour défendre les droits étudiants et caetera ici car il n’y a rien à défendre, les changements en terme d’éducation et de scolarité sont rares et laissent place à des sujets beaucoup plus important à l’échelle nationale ( dépend pour qui ) comme l’Irak..
Quand tu pars le matin en jean / short + tongues et que tu peux te baigner tous les après-midi dans l’océan, c’est sûr, c’est un mode de vie totalement différent comparé à la France !